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Le saviez-vous ?

Comment est fabriqué le papier toilette ?

C’est en Chine, pays précurseur dans la fabrication du papier, que fut également inventé le papier toilette, aux alentours du VIe siècle. Malgré cela, ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle, aux États-Unis que cette invention fut industrialisée et adopta sa forme actuelle. En France, il fallut attendre la fin des années 1950 pour voir le papier hygiénique se démocratiser… Découvrez notre conseil : Comment choisir son papier toilette ?


Du journal à la ouate

Les débuts sont difficiles. En effet, les français sont encore très attachés à l’utilisation du papier journal. L’apparition de la ouate de cellulose à la fin des années 60 finit par convaincre les français notamment grâce à sa résistance et sa grande douceur.

Depuis, le papier toilette n’a cessé d’évoluer avec l’apparition de motifs, de senteurs ou encore le choix entre plusieurs épaisseurs pour un produit toujours plus doux et confortable. Aujourd’hui, le « PQ » fait même partie intégrante de la décoration de nos toilettes, avec des gammes tout en couleur comme chez Renova par exemple.


Concrètement, comment fait-on du papier toilette ?

Pour la fabrication du papier toilette, il y a cinq grandes étapes à respecter. Bien que des évolutions technologiques ne cessent d’apparaître dans le résultat final, ces cinq étapes majeures demeurent toujours inchangées.

  1. La matière première
  2. La fabrication de la pâte
  3. La formation de la feuille
  4. La finition


La matière première :

Matière première : le bois

Il y a deux possibilités dans le choix de la matière première : le bois ou le papier recyclé. Pour le bois, il doit d’abord être écorcé puis coupé en copeaux. C’est de ces copeaux que seront extraites les fibres dont nous avons besoins.


Matière première : le papier recyclé

Le papier recyclé doit lui être trié pour ne garder que le papier de type « feuilles de bureau », exit donc le papier journal et autres prospectus. Pour obtenir un papier toilette résistant, il faut de la matière première de qualité.


La fabrication de la pâte :

Les copeaux sont cuits dans un mélange d’eau et de produits chimique dans d’immenses cuves. Cette étape s’appelle la délignification, elle permet de dissoudre la lignine, biomolécule présente dans le bois qui colle les fibres de cellulose entre elles, et libère ainsi les fibres sans les briser. On obtient alors une pâte d’une grande résistance qu’il faut tamiser, épurer puis laver.

Pour le papier recyclé c’est diffèrent, les balles de papier sont acheminées vers des pulpeurs, une sorte de grand broyeur qui mélange le papier déchiqueté avec de l’eau afin de former une pâte. Cette pâte est ensuite lavée, filtrée puis décantée pour enlever les traces de colle, de colorant et d’encre.


Le Blanchiment :

station d'épuration

Le blanchiment de la pâte sert à obtenir une pâte bien blanche à l’aspect pur mais évite aussi à la feuille de jaunir dans le temps. Pour la pâte faite à base de bois, on la passe dans une solution à base d’eau oxygénée ou de produits chimiques. Cette étape permet aussi d’éliminer les dernières impuretés ou traces de lignines encore présentes dans la pâte. Pour la pâte à base de papier recyclé, il faut la passer au désencrage pour enlever les derniers résidus d’encre. Si le résultat n’est pas satisfaisant, un dernier traitement chimique optionnel peut être nécessaire pour augmenter la blancheur. La fabrication de la pâte ainsi que le blanchiment demandent beaucoup d’eau et nécessitent l’utilisation de produits chimiques. C’est pour cela que le usines qui fabriquent du papier sont munies de stations d’épurations, qui permettent de détruire les traces de produits chimiques et de séparer les boues présentes dans les eaux usées avant de soit la réintégrer à son réseau pour un nouveau cycle soit de la rejeter dans le réseau public.


La formation de la feuille :

Fabrication de la feuille de papier toilette

Pour obtenir un produit fin et souple, il faut d’abord sécher la pâte, en effet celle-ci contient à ce stade plus de 97% d’eau. La pâte est projetée sur une toile en mouvement pour l’égoutter, la majeure partie de l’eau est enlevée à ce moment. Ensuite vient le pressage, fait entre des rouleaux, la pâte qui en sort est maintenant liée et forme une longue feuille humide qu’il faut sécher. Pour cela la feuille passe entre plusieurs cylindres généralement chauffés à la vapeur pour évaporer l’eau restante. Une fois cette étape terminée on obtient une feuille plate, sèche et uniforme qu’on enroule pour former une immense bobine de presque deux mètres de haut.


La finition :

Découpage et impression du papier toilette

Papier toilette Bernard
Sachant qu’un rouleau est égal à une épaisseur, il suffit de supperposer ensemble autant de rouleaux que d’épaisseur désirée. Pour du papier triple épaisseur on combine donc trois rouleaux en un. Ceci est rendu possible grâce à des rembobineuses. Cette machine déroule les rouleaux puis les bobines ensemble sur un mandrin en carton à la taille souhaitée. C’est aussi lors de cette étape que le papier toilette est prédécoupé et que les motifs sont imprimés. Une fois le rouleau fini, il ne reste plus qu’à le découper en petits rouleaux et à le conditionner en paquet de six, douze…


Et la planète dans tout ça ?

La fabrication du papier toilette demande beaucoup d’énergie et de ressources naturelles qu’il faut à tout prix maîtriser. Depuis plusieurs années les fabricants ont pris conscience de ces problèmes, trouvent des solutions et adhèrent à plusieurs normes pour limiter l’impact sur l’environnement. La charte Écolabel distingue les entreprises qui réduisent les impacts environnementaux du processus de fabrication jusqu’à la fin de vie du produit. Ce contrôle oblige une parfaite connaissance des risques sur toute la durée de vie du produit, pour des produits responsable et plus respectueux de l’environnement.

Il existe deux écolabels en France : la norme « NF environnement » pour le marché français et la norme « Ecolabel EU » pour le marché de l’union Européenne. Le label international FSC (Forestry Stewardship Council) garantit une exploitation forestière durable et sociable. Ce label lutte principalement contre la déforestation et met en avant les droits des travailleurs et des populations autochtones. Les règles du « FSC » sont parmi les plus strictes en ce qui concerne la gestion forestière, les exigences sociales et environnementales.


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