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Le bionettoyage en entreprise
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Bionettoyage : la clé pour une hygiène irréprochable des environnements professionnels

Dans certains environnements professionnels, l’hygiène est déterminante et ses protocoles d’application particulièrement stricts. C’est surtout le cas dans les milieux sensibles (santé, restauration, etc.). C’est pour satisfaire cette exigence de propreté que s’est imposé un concept novateur : le bionettoyage. Une méthode qui vise à éliminer la quasi-totalité des micro-organismes présents sur les surfaces, et à assurer un contrôle optimal de l’environnement pour protéger les personnes des risques infectieux. Bernard vous en dit plus au sujet de cette technique poussée de nettoyage et de désinfection.

Qu’est-ce que le bionettoyage ?

Le terme « bionettoyage » est un concept qui englobe l’ensemble des opérations visant à nettoyer et assainir un environnement. Afin de garantir un contrôle optimal des surfaces dans les milieux professionnels où la propreté est primordiale, ce procédé passe par l’application d’une méthodologie en trois étapes : nettoyage, rinçage et désinfection.

Le bionettoyage vise deux objectifs. D’une part, réduire significativement la présence de micro-organismes sur les surfaces (virus, bactéries, champignons), et ainsi éliminer les risques de contracter des maladies ou de développer des infections. D’autre part, améliorer le bien-être des personnes amenées à occuper les locaux (patients, résidents), à y travailler (professionnels, partenaires, intervenants) ou simplement à y passer (visiteurs, clients). En ce sens, l’hygiène peut avoir un effet très positif sur l’image de marque d’un établissement.

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Pour atteindre ces objectifs, le protocole de bionettoyage doit respecter des règles et des normes strictes. En particulier, les opérations doivent suivre un ordre précis, s’appuyer sur un matériel et sur des produits d’entretien adaptés, et suivre un planning d’intervention spécifique. Ces exigences reposent sur des connaissances qui supposent de confier cette tâche au responsable de l’hygiène au sein de l’établissement, ou de faire appel à un professionnel du nettoyage.

Quels milieux sont concernés par le bionettoyage ?

Les opérations de bionettoyage sont réservées à des environnements professionnels considérés comme sensibles, c’est-à-dire où la présence non contrôlée de micro-organismes peut avoir des conséquences sérieuses sur les personnes.

Cette exigence concerne en priorité les établissements médicalisés et les locaux relatifs à la santé : hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, maisons de retraite, EHPAD, pharmacies, laboratoires de recherche, etc. En milieu hospitalier, par exemple, il est essentiel de ne rien laisser au hasard en matière d’hygiène et de propreté. Il s’agit en particulier de limiter les risques d’infections nosocomiales. Le caractère sensible du lieu (patients malades ou convalescents) fait que le niveau microbien doit être minutieusement maîtrisé.

Dans ce contexte, le bionettoyage permet de garantir la sécurité des patients, mais aussi des personnels soignants et des visiteurs. La même problématique concerne les cabinets médicaux, les maisons de retraite et les EHPAD (avec, là encore, une population sensible), les laboratoires de recherche (où il est souvent nécessaire de créer des environnements totalement stériles), etc.

Ce ne sont toutefois pas les seuls environnements où la propreté doit être optimale. C’est le cas également pour les milieux de l’agro-alimentaire (production, conditionnement, distribution, consommation) où la lutte contre les micro-organismes est un souci de chaque instant. Mais aussi dans certains secteurs tiers, comme celui de la blanchisserie, notamment quand elle est liée au milieu hospitalier – avec des règles d’hygiène tout aussi strictes.

Dans ces différents milieux, on réalise parfois des contrôles microbiologiques des surfaces ultérieurement aux opérations de bionettoyage, afin de vérifier la qualité et l’efficacité du protocole. Ce type de contrôle est le fait d’une personne désignée au sein du service concerné, ou d’un bio-hygiéniste extérieur.

Comment pratiquer le bionettoyage ?

Comme nous l’avons évoqué plus haut, le bionettoyage suppose de suivre des règles rigoureuses. À ce titre, trois paramètres doivent être pris en compte pour le pratiquer : l’application d’une méthodologie spécifique, le classement des zones à nettoyer en fonction du risque infectieux, et l’utilisation de produits adaptés.

La méthodologie et le classement

La méthodologie du bionettoyage est divisée en trois étapes successives :

  1. Le nettoyage, qui permet d’éliminer les salissures (dans lesquelles sont présents les micro-organismes) à l’aide de produits détergents adaptés.
  2. Le rinçage, qui en revient à passer un coup d’eau claire sur les surfaces nettoyées.
  3. La décontamination, qui consiste en l’application d’un produit désinfectant sur les surfaces pour éliminer les micro-organismes.

Le classement des zones à nettoyer correspond à une gradation allant de « 1 » à « 4 », des pièces à faible risque infectieux (l’éventualité d’une contamination est réduite) jusqu’aux pièces à haut risque infectieux (l’éventualité d’une contamination est élevée). Le protocole veut qu’on commence toujours par traiter les pièces dans l’ordre croissant du risque.

Les produits adaptés

Le troisième paramètre a trait aux produits d’entretien utilisés dans le cadre d’une opération de bionettoyage. Il en existe trois types :

  • Les détergents (contenant des tensio-actifs qui favorisent l’élimination des souillures non solubles dans l’eau pure).
  • Les désinfectants (capables d’éliminer les micro-organismes indésirables ou d’inactiver les virus).
  • Les détergents-désinfectants (qui combinent les deux usages, avec une action désinfectante plus forte que l’action nettoyante).

Attention : ces produits sont potentiellement à risque (ils peuvent être toxiques, inflammables, corrosifs…) et doivent être manipulés en appliquant les précautions d’usage. Celles-ci concernent le port de matériel adapté, ainsi que le respect des dilutions, des températures et des temps de contact.

Les méthodes de bionettoyage

En croisant ces trois paramètres, on peut appliquer l’une ou l’autre des deux méthodes conventionnelles :

  • Le bionettoyage séparé, qui respecte la méthodologie en trois étapes et s’appuie sur deux produits distincts : l’un pour le nettoyage (détergent), l’autre pour la décontamination (désinfectant). Cette méthode s’impose lorsque le risque infectieux est important (zones « 3 » ou « 4 »).
  • Le bionettoyage combiné, qui regroupe les étapes du nettoyage et de la décontamination en s’appuyant sur un unique produit qui combine les deux usages (un détergent-désinfectant). Cette méthode est jugée suffisante lorsque le risque infectieux est faible (zones « 1 » ou « 2 »).
  • Chacune de ces méthodes est adaptée à un type d’environnement et à un niveau de risque, en fonction de l’établissement concerné et du potentiel infectieux.
  • La combinaison de tous ces paramètres permet d’assurer le nettoyage et l’assainissement des locaux professionnels, afin de protéger les personnes et d’améliorer l’image de marque de l’établissement : c’est cela, le bionettoyage !

© Bernard | 15 janvier 2021

Ce contenu didactique vous est proposé à titre informatif et n'engage en rien la responsabilité de Bernard.